Lapis Festival

Art, histoire, musique

Plus de mille ans d’art, d’histoire et de musique autour du Bouddha de la médecine : ce que le festival en garde, avec un regard doux sur le vivant.

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Le festival propose une lecture athée et laïque du Bouddha de la médecine, égalitaire, rationnelle et populaire : il le présente par son histoire, son art et ses textes, sans culte, et en retient un modèle de soin. Il dit clairement ce qu’il garde et ce qu’il laisse de côté. Cette lecture est celle du festival ; chaque tradition garde la sienne.

Une histoire de plus de mille ans

Le Bouddha de la médecine (Bhaiṣajyaguru en sanskrit) est une figure du bouddhisme mahayana et vajrayana, associée à la guérison. Son texte principal nous est parvenu par des manuscrits sanskrits de Gilgit, des fragments en khotanais et en sogdien, et des traductions chinoises et tibétaines. On retrouve sa figure dans les peintures de Dunhuang et au temple Yakushi-ji de Nara. Le festival présentera ce parcours avec ses dates et ses sources.

Ce que nous gardons

  • Le soin pour tous, sans distinction.
  • La compassion, comme attitude envers chacun.
  • Le souci de guérir, avec les méthodes de la science.
  • Le bleu lapis-lazuli, couleur du Bouddha de la médecine, qui donne au festival son identité visuelle.
  • L’histoire et l’art, sous toutes leurs formes, des manuscrits anciens aux mangas.
  • Ses douze vœux, que le festival a réécrits en douze engagements (voir plus bas).

Ce que le festival laisse de côté

  • Les passages des textes anciens qui placent les femmes en dessous des hommes, comme le vœu où une femme souhaite renaître homme. Ils reflètent leur époque ; le festival les écarte et affirme l’égalité totale entre les femmes et les hommes.
  • Les traditions présentent leurs pratiques, leurs rites et leurs croyances avec leurs propres mots, comme un patrimoine vivant.

Écarter une idée n’est pas écarter des personnes : les traditions qui gardent ces textes sont accueillies avec le même respect que les autres.

Pourquoi les sciences du vivant

Le Bouddha de la médecine est associé au soin ; la biologie étudie le vivant. Le festival les relie ainsi : le Bouddha de la médecine donne des valeurs (soigner, aider chacun, rester honnête), la science donne les preuves. Ce qui est montré au festival se juge avec les méthodes de la science, jamais au nom d’une tradition.

Les 12 vœux revisités

Le sûtra prête au Bouddha de la médecine douze vœux. Le festival en a tiré douze engagements qui lui sont propres ; ce ne sont pas les vœux du texte.

  1. Accès égal : le festival est ouvert à tous.
  2. Égalité : les femmes et les hommes ont les mêmes droits, la même parole et la même place.
  3. Des preuves : seul ce qui est démontré est présenté comme établi.
  4. Des promesses honnêtes.
  5. L’honnêteté sur les limites : chaque incertitude est dite.
  6. Le savoir partagé.
  7. La sécurité d’abord.
  8. La même place pour chacun.
  9. La liberté de penser : chacun peut douter et critiquer, y compris le festival.
  10. La transparence : comptes publiés, liens d’intérêts déclarés.
  11. Le respect du vivant.
  12. La fête : de la musique, de l’art et des moments partagés.

Les engagements 4, 6, 7 et 8 sont détaillés dans la Charte éthique et sécurité.

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